Des aqueducs souterrains et de plein air ont été érigés dès l’Antiquité par la civilisation romaine dans la campagne lyonnaise afin d’alimenter les villes en eau. Au XIXe siècle, de nombreux tunnels sont percés pour les besoins du réseau ferroviaire et les activités militaires.
Cependant, c’est l’avènement de la voiture, au XXe siècle, qui permet la création des équipements souterrains les plus marquants dans l’agglomération.
Le tunnel routier de la Croix-Rousse est le premier ouvrage significatif de Lyon. Commencé pendant la Seconde Guerre mondiale où il servit d’abri contre les bombardements, le souterrain de 1 752 mètres a été percé durant treize ans par des ouvriers venant de toute l’Europe pour participer à ce projet de grande envergure.
En effet, inauguré en avril 1952, il permet selon Edouard Herriot, maire de l’époque, de " maintenir la renommée de plaque tournante des communications nationales et internationales de la ville, de faciliter la circulation automobile est-ouest de Lyon et de compléter l’axe nord-sud ".